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Grand Montréal : vers un rééquilibrage du marché résidentiel selon les données récentes

19 octobre 2026

Les données de septembre 2026 confirment un net ralentissement des ventes et une hausse de 20 % de l'inventaire dans le Grand Montréal, signalant une transition progressive vers un marché d'acheteurs.

Le paysage immobilier du Grand Montréal traverse une phase déterminante de rééquilibrage. Selon les données publiées au début d'octobre 2026 par l'Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), le marché résidentiel de la région métropolitaine s'éloigne des conditions d'extrême surchauffe observées au cours des deux dernières années pour se diriger vers un rapport de force nettement plus tempéré.

Un ralentissement marqué des transactions

À l’échelle de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal, le mois de septembre 2026 a enregistré un repli de 12 % des ventes résidentielles par rapport à la même période en 2025. Cette baisse confirme une tendance de fond qui s'installe depuis la fin de l'été.

Ce recul d'activité s'accompagne d'une accumulation progressive des propriétés inscrites au fichier Centris. L'inventaire disponible a bondi de 20 % sur un an, totalisant 21 793 propriétés sur le marché en septembre 2026. Il s'agit du quatorzième mois consécutif d'accroissement de l'offre dans la métropole québécoise. Désormais, l'inventaire se situe à environ 18 % au-dessus de sa moyenne historique des dix dernières années, ce qui contribue directement à détendre le marché.

La fin des enchères agressives et pression sur les valeurs

Les courtiers sur le terrain constatent un changement net de dynamique dans les quartiers centraux comme en périphérie, sur la Rive-Sud, la Rive-Nord et à Laval. Alors que les surenchères de dix ou douze propositions étaient fréquentes auparavant, les propriétés recevant des offres multiples n'en attirent désormais plus que deux ou trois.

Cette détente commence à se répercuter sur la dynamique des valeurs marchandes. Après des mois de forte progression des prix, les données de septembre 2026 indiquent que l'offre s'accumule plus rapidement que la capacité d'absorption des acheteurs. Bien que certains sous-marchés périphériques demeurent serrés en raison d'un inventaire de départ très bas, le repli des prix médians des unifamiliales et des copropriétés s'amorce progressivement, marquant une transition graduelle d'un marché de vendeurs vers un marché d'acheteurs.

Parallèlement, les conditions de financement demeurent stables. La Banque du Canada a maintenu son taux cible de financement à un jour à 2,25 % lors de sa décision du début septembre 2026, offrant aux ménages un environnement de taux d'emprunt prévisible et nettement plus abordable que les sommets observés lors des cycles précédents.

Ce que ça change pour vous

  • Pour les acheteurs : un pouvoir de négociation renouvelé. Avec une offre en hausse de 20 % et des biens qui demeurent plus longtemps en ligne, les acquéreurs bénéficient de marges de négociation plus larges, d'un choix élargi et de la fin de l'urgence d'acheter sans inspection ou conditions protectrices.
  • Pour les vendeurs : une stratégie de mise en marché rigoureuse. La période où n'importe quelle inscription se vendait au-dessus du prix affiché en quelques jours est révolue. Pour attirer les acheteurs qualifiés, il est impératif d'ajuster le prix dès le premier jour sur la valeur marchande réelle du quartier.
  • Pour les investisseurs : une analyse fine des segments. L'accumulation des copropriétés et l'évolution des loyers incitent à une prudence accrue dans le choix des actifs, particulièrement dans les secteurs centraux où l'offre est la plus abondante.

Sources

Source : La Presse

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