Le marché immobilier résidentiel de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal poursuit sur sa lancée positive, déjouant les attentes habituelles de ralentissement saisonnier. Selon les plus récentes statistiques officielles compilées à partir de la base de données provinciale Centris, l'activité transactionnelle et la pression sur les prix confirment que les conditions demeurent nettement à l'avantage des vendeurs dans l'ensemble de la région métropolitaine.
Une hausse marquée des transactions dans tous les secteurs
Sur le territoire de la RMR de Montréal, les ventes résidentielles ont enregistré une augmentation notable de 12 % par rapport à la même période l'année précédente, totalisant 3 330 transactions conclues par l'entremise des courtiers immobiliers. L'ensemble des grands secteurs géographiques du Grand Montréal a pris part à ce mouvement haussier, qu'il s'agisse de l'île de Montréal, de Laval, de la Rive-Nord ou de la Rive-Sud.
Parmi les catégories d'habitations, le marché des immeubles à revenus (plex) s'est particulièrement illustré avec 365 transactions, soit un bond spectaculaire de 23 % par rapport à l'année précédente. Les maisons unifamiliales ont également suscité un vif intérêt avec 1 680 ventes, ce qui représente une progression de 13 %, tandis que le segment des copropriétés a comptabilisé 1 279 ventes, en hausse de 9 %.
Pressions soutenues sur les prix et inventaire limité
L'offre globale de propriétés sur le marché montréalais demeure restreinte, ce qui entretient la tension sur les valeurs marchandes. Le nombre d'inscriptions en vigueur s'est établi à 17 515 propriétés, marquant une faible progression de seulement 4 % sur un an. Cette légère hausse de l'inventaire est presque exclusivement attribuable à la copropriété, dont l'offre a augmenté de 12 %, alors que le choix de maisons unifamiliales et de plex demeure particulièrement serré.
Cette rareté relative se traduit par une hausse continue des valeurs. À l'échelle de la région métropolitaine, le prix médian d'une maison unifamiliale a progressé de 7 % pour atteindre 633 250 $. La poussée tarifaire s'avère encore plus prononcée dans des secteurs précis : l'île de Montréal et Vaudreuil-Soulanges ont toutes deux affiché des hausses de 10 % du prix médian des unifamiliales, tandis que la Rive-Nord enregistrait un gain de 8 % et Saint-Jean-sur-Richelieu une progression de 7 %. Pour leur part, les plex ont vu leur prix médian bondir de 10 % à 840 250 $, alors que celui des copropriétés s'est fixé à 422 000 $, en hausse de 4 %.
Ce que ça change pour vous
- Pour les acheteurs : La concurrence demeure vive, en particulier pour les maisons unifamiliales et les plex. L'allègement progressif du coût de l'emprunt attire davantage de ménages sur le marché, ce qui réduit la marge de négociation face aux vendeurs. Le segment de la copropriété offre en revanche davantage d'inventaire et des conditions de choix légèrement plus souples.
- Pour les vendeurs : Les conditions actuelles restent très favorables, soutenues par une demande solide et des stocks limités. La fixation d'un prix de mise en marché aligné sur la réalité du secteur permet de maximiser la transaction tout en profitant des hausses de valeur enregistrées depuis le début de l'année.