Le marché résidentiel du Grand Montréal a maintenu un rythme d'activité soutenu au cours de l'automne. Selon les plus récentes statistiques officielles publiées par l'Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) pour le mois d'octobre 2025, la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal a enregistré 3 968 transactions. Ce volume représente une hausse de 5 % par rapport à octobre 2024 et classe cette période au quatrième rang des mois d'octobre les plus actifs recensés depuis l'an 2000.
Cette performance prolonge le dynamisme observé au cours du troisième trimestre. Elle démontre la résilience de la demande des ménages, stimulée par des conditions d'emprunt plus favorables, même si le comportement des acheteurs varie grandement selon la typologie des propriétés.
Unifamiliales et plex en tête, repli pour la copropriété
L'analyse détaillée des transactions d'octobre 2025 révèle des dynamiques contrastées selon les catégories d'habitations. L'intérêt pour les immeubles à revenus demeure particulièrement vigoureux : les ventes de plex (2 à 5 logements) ont connu une envolée de 20 % sur un an. Les maisons unifamiliales affichent également une belle vitalité, avec une croissance des transactions de 8 %.
À l'opposé, le segment de la copropriété traverse une période de ralentissement relatif. Les ventes de condos ont enregistré un recul de 4 % par rapport à la même période l'an dernier. Ce fléchissement s'accompagne d'une accumulation progressive des propriétés disponibles sur ce segment, ce qui modifie graduellement le rapport de force entre acheteurs et vendeurs de copropriétés.
Sur le plan géographique, cinq des six grands secteurs de la région métropolitaine ont pris part à la croissance des ventes, à l'exception du marché de Laval qui a affiché un léger recul de 1 %.
Hausse continue des prix médians et réduction des délais de vente
En dépit d'une hausse globale de 7 % des inscriptions en vigueur dans la RMR (qui ont atteint 19 001 propriétés à vendre en octobre 2025), les conditions de marché demeurent tendues dans la majorité des secteurs. Cette rareté relative continue de soutenir la valeur des biens immobiliers.
Le prix médian d'une maison unifamiliale s'est établi à 632 000 $ en octobre 2025, ce qui représente une augmentation de 7 % en glissement annuel. Le prix médian des plex a quant à lui progressé de 8 % pour se hisser à 850 000 $. La copropriété enregistre une hausse plus modérée de 4 %, avec un prix médian fixé à 429 000 $.
Corollaire direct de cet empressement des acheteurs : les délais nécessaires pour conclure une transaction se sont encore raccourcis. Le temps moyen pour vendre une maison unifamiliale s'élève désormais à 38 jours (-8 jours par rapport à l'an dernier). Il a chuté à 47 jours pour les plex (-18 jours) et s'établit à 50 jours pour les copropriétés (-4 jours).
Ce que ça change pour vous
- Pour les acheteurs de maisons unifamiliales et de plex : La concurrence demeure vive et les délais de réflexion se réduisent. Une préautorisation hypothécaire solide et une préparation rigoureuse du dossier financier demeurent indispensables pour réagir rapidement face à des biens qui trouvent preneur en quelques semaines.
- Pour les acheteurs de copropriétés : L'accumulation des inscriptions offre davantage de choix et confère une meilleure marge de négociation que dans les autres segments. Il est pertinent d'examiner attentivement les comparables récents du quartier avant de déposer une offre.
- Pour les vendeurs : Les conditions restent favorables à la valorisation de votre patrimoine immobilier, en particulier sur la Rive-Nord, la Rive-Sud et l'île de Montréal. Cependant, un positionnement de prix cohérent avec la réalité du secteur reste la clé pour profiter de ces délais de transaction historiquement courts.